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Ce conseil se tient après la fin des travaux du Grenelle de
l’Environnement. En introduction, Mme LHERITIER, Présidente
du Conseil d’Administration rappelle que la forêt s’est
retrouvée au cœur de nombreux enjeux environnementaux,
et remercie les Administrateurs et le Directeur Général,
qui ont participé aux travaux du Grenelle.
Ce sujet fait l’objet d’une communication au Conseil d’Administration.
1- L’ONF et le Grenelle de l’Environnement
Forêt, bois, biodiversité et approches territoriales apparaissent
au carrefour des préoccupations du Grenelle.
Les débats se sont rapidement orientés vers la définition
d’actions opérationnelles pour lutter contre les conséquences
du changement climatique à travers :
-
le
développement des usages du bois matériau ou énergie
renouvelable,
-
la
séquestration de carbone par les forêts,
-
la
préservation simultanée de la biodiversité.
Participation et implication forte de l’ONF dans les travaux
du Grenelle, avec les COFOR et France Nature Environnement
(FNE)
« Produire plus tout en préservant mieux la biodiversité » :
l’ONF, les COFOR, FNE et Forêt Privée de France ont
conclu un accord historique le 4 septembre 2007
Les travaux du Grenelle se sont déroulés sur 3 mois , avec
6 groupes de travail. Ces travaux ont été conclus le
25 octobre par le Président de la République.
A l’horizon 2020, il est prévu :
-
20
% de réduction volontaire des émissions de CO2
-
20
% d’amélioration de l’efficacité énergétique
-
20
% d’énergies renouvelables dans l’énergie globale.
Des perspectives sont confirmés pour l’ONF. Compte-tenu des
estimations de ressource disponible, c’est de l’ordre
de 12 à 20 Millions de m3 supplémentaires qui devraient
être mobilisés d’ici 2012 sur l’ensemble de la forêt
française.
Les grandes lignes du plan d’action sont :
-
Mettre
en place une chaîne d’approvisionnement performante
-
Porter
l’objectif bois-combustible à 35% des objectifs énergies
renouvelables d’ici 2020
-
Renforcer
la préservation de la biodiversité
-
Optimiser
la fonction de séquestration du Carbone par les forêts
Pour concrétiser ce plan d’action, le Ministre de l’Agriculture
et de la Pêche, Michel Barnier, a ouvert des Assises
de la forêt, le 21 novembre dernier à l’occasion du
Conseil Supérieur de la Forêt.
2- Communication sur l’exécution budgétaire
2007
2-1 Prévision d'exécution budgétaire pour
2007
Résultat net minimum de 5 M€, supérieur de plus de 4 M€ à ce qui
était inscrit au budget.
1.
PRODUITS
Le total des produits est prévisionné à 686,5
M€, contre 645,9 M€ en 2006.
Ventes de bois : 230 M€ pour un volume commercialisé de 13.6 Mm3
Très forte demande constatée sur le chêne, reprise
encore timide du hêtre et consolidation des résineux
Les activités conventionnelles
(missions d’intérêt général et activités dans le champ
concurrentiel),
158 M€, contre 153,5 M€ en 2006 soit 8 M€ de mieux
que le niveau budgété, en particulier grâce à une croissance
rapide des activités d’expertise.
La garderie des forêts
des collectivités proche du budget avec 138 M€ espérés.
2. CHARGES
144
M€, soit sensiblement le même montant que celui budgété
(143,1 M€).
Les effectifs moyens annuels prévisibles (10 207 ETP) sont inférieurs aux effectifs
plafonds votés au budget (10 407 ETP) = -200 ETP (personnels
fonctionnaires + ouvriers)
Les
autres charges (103 M€ probables) : 12,5 M€ par
rapport au budget, en particulier du fait d’une dotation
plus importante de 10 M€ à la provision pour reconstitution.
3-
SOLDES
INTERMEDIAIRES DE GESTION ET TABLEAU DE FINANCEMENT
3
ratios sont retenus au contrat État-ONF pour apprécier
les performances de l'ONF :
a)
la performance financière nette (résultat
net comptable augmenté de l'autofinancement des MIG
et des dotations nettes aux provisions concernant la
forêt domaniale) s’établirait à près de 34 M€, supérieure
de 11 M€ à l'objectif fixé de 23 M€.
b)
le ratio de couverture de la masse salariale (MS)
par la valeur ajoutée (VA) s’améliorerait sensiblement
avec un taux de 118,6 % (VA/MS), contre 114,7 % prévu
au budget, et 114 % retenu comme objectif minimal de
performance au contrat État-ONF ;
c)
le ratio capacité d'autofinancement / investissements
pourrait atteindre 76 %, soit nettement au delà
du minimum imposé de 60 %.
Les
investissements en forêt domaniale : 32 M€, contre
33 M€ budgétés.
La
capacité d’autofinancement pourrait dépasser 50 M€ (contre
37 M€ budgétés).
La
réalisation du budget est très bonne, voire excellente
et la DG souhaite recréer, par cette exécution budgétaire,
des marges de manœuvre nouvelles pour l’Etablissement.
1- Bugdet primitif 2008
Le
budget 2008
2,5 M€ de bénéfice net pour 729,4 M€ de produits et 726,9 M€ de charges.
4,2 M€ de provision pour reconstitution
de la forêt domaniale en cas d’aléas climatiques.
Le
budget 2008 est marqué par :
-
Une
meilleure mobilisation et valorisation des bois domaniaux
et communaux,
-
La
création de valeur ajoutée additionnelle sur les trois
métiers de l’office (exploitation des bois, travaux,
prestations intellectuelles),
-
l’autofinancement partiel des missions
d’intérêt général et total de la reconstitution des
forêts domaniales,
-
La
gestion performante des effectifs fonctionnaires et
ouvriers,
-
La
garantie du versement compensateur,
La
hausse des cours du bois et une meilleure organisation
permettent d’espérer 52 M€ de valeur ajoutée supplémentaire
par rapport au budget 2007,
LES PRODUITS
Chiffre
d’affaires bois envisagé de 240 M€ en 2008, contre 230
M€ en 2007.
Les
activités concurrentielles et les missions d’intérêt
général sont budgétées à 16 M€ au-dessus du budget 2007
et 8 M€ au-delà des résultats probables.
Le
budget 2008 est bénéficiaire tout en tenant compte de
la prise en charge d’une part croissante du financement
des missions d’intérêt général.
La
progression des volumes de bois vendus intègre une forte
progression des volumes vendus à ONF Énergie pour l’élaboration
de plaquettes forestières : 150 000 m3, contre 80 000 m3
prévus en 2007 et le développement des ventes
par contrat.
Au
total, la « marge brute bois » progresserait de + 14,5
%.
1.2. Les autres produits du domaine (56,5 M€)
Les produits de la chasse et de la pêche en forêt domaniale :
+ 1,2 %
Pour les concessions, + 12,9 %
1.3. La garderie des forêts (144,4 M€)
Conformément
au Contrat État-ONF 2007-2011, le versement compensateur
de l’État est prévu à 144 M€ TTC, soit 120,4 M€ HT montant
inscrit au projet de loi de finances pour 2008 déposé
au Parlement.
Toutefois,
le projet de loi de finances pour 2008 déposé au Parlement
prévoit un taux de mise en réserve de 6 %.
Les
frais de garderie devraient mécaniquement augmenter
grâce à la hausse des ventes des bois des collectivités,
soit 24 M€ (+ 20 %).
1.4. Les activités concurrentielles (166 M€)
Ces
activités regroupent :
-
les
prestations intellectuelles (ingénierie et expertise)
-
les
travaux effectués pour l’État, les collectivités et
les clients privés
-
les
produits fabriqués (licences de chasse dirigées, ventes
de graines, mobiliers en bois).
Le budget 2008 est en forte progression par rapport au budget 2007
(+ 16 M€, soit + 10,7 %),
LES CHARGES
Les charges d’achat et sous-traitance (155,4 M€)
Y
compris, à titre exceptionnel, une dotation complète
pour l’habillement de l’ensemble des salariés au titre
du marché, présenté par ailleurs au Conseil d’Administration,
pour un total de 3 M€.
La masse salariale des fonctionnaires +
32 M€ budgétés en 2008/probable 2007
Cette
masse salariale est pour un effectif plafond de 6 673
ETP fonctionnaires et agents contractuels (- 47 ETP
; - 0,7 %).
La
valeur ajoutée (référence contrat) progresserait
de 51,7 M€ (+ 10,4 %) par rapport au budget 2007 représenterait
116,4 % de la masse salariale budgétée pour 2008.
Le résultat net (+ 2,5 M€)
Le
résultat net est prévu à 2,5 M€, en hausse de 1,5 M€
/ budget 2007.
La gestion de la forêt publique
La
gestion de la forêt domaniale dégagerait en 2008 un
bénéfice net de 31 M€ alors que l’exercice du régime
forestier en forêts des collectivités, financé par les
frais de garderie et le versement compensateur, dégagerait
une perte budgétée en nette progression à 20 M€.
Les activités concurrentielles
Le
chiffre d’affaires devrait augmenter de 8 M€, soit 166
M€ contre 158 M€. L’office continuera le renforcement
de son action commerciale, une meilleure structuration
de son offre et une amélioration de son organisation,
tant dans les domaines des travaux que des prestations
intellectuelles.
3.4. Les frais généraux (43 M€)
En
augmentation de 2 M€ à 43 M€ (+ 5 %) du fait de plusieurs
facteurs : habillement exceptionnel des personnels,
hausse des coûts de carburants et ajustements incontournables
des loyers, accueil et formation de nouveaux embauchés...
A
l’issue de cette présentation, le SNPA fait la déclaration
suivante :
Sur
la base des 10 premiers mois de cette année, les prévisions
permettent d’espérer une excellente année pour le
budget de l’Etablissement et nous nous en réjouissons
aussi.
Tous
les objectifs du Contrat sont remplis et pour certains,
largement dépassés.
Ce
résultat est à porter avant tout au crédit des personnels,
qui par leurs efforts et leur implication, ont permis,
dans un marché, c’est vrai, plus favorable, de répondre
à une demande croissante.
Dans
ce contexte, plus rassurant que celui que nous avons
connu ces 8 dernières années, nous devrions, nous
Personnels de l’ONF, retrouver un peu de sérénité.
Il
n’en est rien.
Car
en ce qui concerne l’emploi à l’ONF, la référence
aux 6775 ETP prévue dans le Contrat, n’est pas respectée
et s’éloigne de plus en plus.
Pour
l’année 2007, le Conseil d’administration a fixé la
moyenne annuelle à 6720 ETP, mais l’effectif moyen
ne dépassera pas 6650 ETP, entérinant une nouvelle
baisse des effectifs de plus de 1%.
Pourquoi ?
Le
contrat Etat-ONF et vos propos, promettaient une meilleure
évolution des effectifs : lors des discussions
sur le contrat de plan, vous vous êtes engagé à maintenir
les effectifs dans la mesure où l’Etablissement réaliserait
un minimum de 20 M€ de valeur ajoutée par an.
Cette
progression est non seulement au rendez-vous, mais
largement dépassée et la couverture de la Masse Salariale
par la Valeur Ajoutée dépasse le résultat escompté,
de prés de 4%.
Nous
y sommes cependant parvenus, au prix d’efforts toujours
plus importants.
En
effet, une partie de l’augmentation de la VA peut
s’attribuer, sans aucun doute possible, au fait que
nombre de personnels dépassent régulièrement leurs
obligations hebdomadaires de travail, pour faire face
à une charge de travail croissante. On voit bien que
l’augmentation des cours du bois, n’explique pas,
à elle seule, la progression de la Valeur Ajoutée.
Est-ce
une raison pour continuer dans ce sens ?
La
baisse des effectifs est-elle institutionnalisée ?
il faut croire que oui
car
lorsque l’ONF est en déficit, on supprime des emplois
et lorsque l’ONF réalise les bénéfices qu’on lui demande,
et plus encore que demandé, eh bien on supprime toujours des emplois.
En
signant un contrat de développement avec l’Etat, l’objectif
essentiel n’était-il pas au minimum de maintenir l’emploi,
lorsque les résultats financiers sont là, pour continuer
à développer les activités.
Que
faut-il comprendre d’une politique par laquelle l’effort
n’est pas récompensé : « travailler plus
pour ne pas gagner plus »
Un
contrat est un contrat, et soi-disant le Contrat nous
protége. De quoi ?
Nous
Personnels de l’ONF, qui, respectueux des objectifs
fixés par l’Etat, n’en recueillons pas, au final,
les compensations prévues audit Contrat. C’est un
jeu de perdant-perdant pour les Personnels qui se
sont fortement investis pour permettre ces résultats.
Dans
le budget 2008, comme dans tous les autres, la masse
salariale n’est qu’une charge, lourde, qu’il faut
diminuer, autant que faire se peut. Mais derrière
ces chiffres il y a des femmes et des hommes qui
travaillent, l’emploi de nos enfants, la gestion durable
de la forêt et les attentes environnementales de la
société.
Même
avec des perspectives de développement (notamment
suite au Grenelle de l’Environnement) , augmenter
les effectifs pour mener à bien les prestations qui
nous sont confiées, serait-elle une proposition indécente ?
Accroître
les effectifs n’est pas une erreur lorsque cela correspond
à des besoins ?.
Pourtant
la baisse irraisonnée et injustifiée aura des conséquences
néfastes pour l’Etablissement et l’une des résolutions
proposées aujourd’hui en est la preuve tangible.
Je
l’ai dit, lors du Conseil d’Administration du 5 avril
dernier, et je le répète : en interne, le climat social est très dégradé, avec cette forte baisse des effectifs
(prés de 1000 ETP, toutes catégories confondues depuis
2002) et une pression au travail de plus en plus marquée.
Le
Conseil d’Administration avait retenu un effectif
de 6720 pour 2007, peut être face à l’incertitude
de pouvoir atteindre les 20 M€ de valeur Ajoutée.
Dès lors qu’au 31 octobre 2007 l’ONF à déjà réalisé
38 M€ de valeur ajoutée, nous devons donc revenir
aux 6775 pour respecter les termes du contrat et répondre
aux nouveaux besoins de l’ONF en matière de gestion
durable, de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement
et de développement de nos activités.
Comme
le prévoit le Contrat, Il faut maintenant consolider,
dans le respect des engagements pris en matière d’emploi,
et revenir à l’effectif de 6775 ETP et non les
6673 proposés pour le budget 2008, qui trompeusement,
affiche une augmentation des effectifs, alors qu’il
ne s’agit que du rattrapage d’une baisse plus forte
que prévu.
C’est une demande légitime, c’est une demande
raisonnable au vu des résultats 2007 et des prévisions
2008. Qui plus est, elle n’entre pas en contradiction
avec le Contrat Etat-Office, elle n’en est que l’application
à travers l’accroissement de la valeur ajoutée.
D’autre part, l’année 2008 verra le départ
en retraite de 244 personnels. Ces départs en retraite
doivent être compensés en totalité.
Enfin, les engagements de l’Etat enfin doivent
être également tenus.
Le financement de la gestion des forêts
communales doit être assuré. Nous sommes inquiets
de lire que « l’exercice du régime forestier
en forêts des collectivités, financé par les frais
de garderie et le versement compensateur, dégagerait
une perte budgétée en nette progression à 20 M€ ».
Qui va payer ?
Le versement compensateur doit être assuré, comme
l’Etat s’y est engagé, par Contrat. Votre rapport
de présentation fait état d’un taux de mise en réserve
de 6% ! Faut-il comprendre que le versement
compensateur pourrait être amputé d’un tel pourcentage ?
Pour finir, nous considérons que la réalisation budgétaire 2007 et la prévision
2008 marquent un dynamisme retrouvé, avec un retour
aux investissements, à réaliser cependant dans le
strict respect des prévisions présentées au Conseil
d’Administration et un moindre recours à l’emprunt
que prévu.
Nous aurions pu voter pour ce budget s’il n’était entaché de mauvaises perspectives
pour l’emploi à l’ONF, perspectives fortement dé corrélées
de la bonne santé financière retrouvée par l’Etablissement.
C’est pourquoi le SNPA vous demande de changer vos prévisions d’emploi pour
2008, pour revenir à l’effectif ETP du 31 décembre
2006 et de mettre en place un plan de recrutement
pour 2008, permettant le retour à ce seuil et de compenser
les départs en retraite de l’année 2008..
Les réponses du DG à notre déclaration :
-
Le
DG confirme que, selon lui, le redressement de l’Etablissement
est dû aussi à la suppression de prés de 1000 ETP
-
Il
évoque, la possibilité de mettre en place un système
d’intéressement pour les personnels, et fait état de
la modulation de la PSR
-
A
une question des COFOR (communes forestières), concernant
les postes de terrain, auxquels elles sont très attachées,
le DG parle d’économies de moyens (humains) dans la
gestion intermédiaire,
-
Il
propose aussi aux COFOR de les consulter, dans le cas
de nouvelles diminutions d’effectifs, indiquant que
les choix sont parfois difficiles et qu’il souhaite
une concertation avec les COFOR, pour assurer la pérennité
du service,
-
Le
DG évoque aussi la diminution du nombre des Agences,
en réorganisant les postes de soutien, pour adapter
au mieux l’organisation en vue de maintenir les postes
de terrain
En final l’ensemble des organisations de personnels fonctionnaires
s’expriment contre ce projet de budget 2008. La CFDT
ouvriers forestiers vote Pour.
2- MODIFICATIONS DES CLAUSES GENERALES
DE VENTE
RAPPEL
DE LA SITUATION ACTUELLE
Le
dispositif actuel :
3
règlements des ventes, un pour chaque mode de vente
(adjudication, appel d'offre, gré à gré),
et
4 cahiers, un pour chaque mode de dévolution des bois
(en bloc et sur pied, sur pied à l'unité
de produit, en bloc façonné, façonné
à l’unité de produit), définissent les clauses générales
de vente.
S'y ajoute un cahier spécifique qui
sert de base aux contrats d'approvisionnement en bois
façonné,
un cahier de clauses communes par
direction territoriale
Le cas échéant, pour chaque article,
des clauses particulières
But de la refonte des documents
Etablir des clauses générales de vente
adaptées pour les contrats d'approvisionnement
Adapter et harmoniser en conséquences
les cahiers actuels des clauses générales des ventes.
LA
NOUVELLE ARCHITECTURE DES CLAUSES GENERALES DES VENTES.
Le
maintien de la structure actuelle en quatre cahiers,
un par mode de dévolution
Un
plan homogène et complet pour chacun des quatre cahier :
Le
plan proposé a une structure très proche de celle adoptée
pour les clauses générales approuvées en 2006 pour les
ventes de gré à gré de bois façonné à la mesure.
III.
LES MODIFICATIONS DE FOND
L'introduction
des notions juridiques nouvelles liées à l'évolution
des modes de vente.
o
La notion de vente groupée
o
La notion de contrat d'approvisionnement
La
clarification du statut des rémanents dans les ventes
de bois sur pied
Compte
tenu de la montée en puissance concomitante des enjeux
sur la protection des sols (équilibre
minéral)
d'une part, sur le bois-énergie d'autre part, il est
proposé de clarifier les choses de la façon
suivante
:
-
Sauf indication contraire aux clauses particulières,
la vente porte sur la tige et le houppier jusqu'au
diamètre
de 7 centimètres fin bout ;
Les
délais d'exploitation dans les ventes de bois sur pied
o
La réduction du délai normal d'exploitation
des coupes
Il
est proposé :
-
de fixer un délai par défaut à 12 mois
-
de limiter la durée de prorogation possible à 18 mois,
sachant que les 6 premiers mois sont
accordés
automatiquement sur simple demande et sont gratuits.
Les
conditions de paiement et de garantie
o
La séparation de la couverture du
risque sur le prix et de celle sur les dommages
o
La suppression de la "double
garantie"
L'ONF
donne à l'acheteur la libre disposition des bois si
l'acheteur a fourni une garantie, et une seule, pour
le paiement du prix principal
o
L'introduction de nouveaux moyens
de paiement
-
élargir la possibilité de paiement par virement à tous
les contrats d'approvisionnement faisant l'objet d'une
facturation mensuelle ou régulière ;
-
envisager la possibilité de prélèvement automatique.
Cette
dernière possibilité pourra être proposée par l'ONF
quand elle sera techniquement opérationnelle.
o La généralisation des nouveaux modes de garanties introduits
en 2006
o La réduction des délais de paiement
Il
est proposé :
-
de laisser en l'état le dispositif actuel pour les ventes
en bloc et sur pied ;
-
de généraliser le délai de 90 jours pour tous les autres
modes de vente.
o
La limitation de l'escompte au cas
des ventes publiques
Il est proposé :
-
de réserver désormais l’escompte au cas des ventes publiques,
puisque, dans les ventes de gré à gré,
-
de fixer le taux à 2% pour les ventes en bloc et sur
pied et à 1% pour les autres modes de dévolution.
o
La simplification des modalités d'enlèvement
dans les contrats d'approvisionnement
Pour
permettre de rendre "plus fluide" la livraison
des bois quand elle échelonnée, il est proposé de
généraliser
pour les contrats d'approvisionnement la solution :
le procès-verbal de dénombrement vaut permis d'enlever.
Le
principal point de discussion a eu lieu avec les représentants
des Acheteurs, qui sont en désaccord complet avec l’ONF
sur le fait que les rémanents n’appartient plus au propriétaire
de la coupe. En effet dans un contexte de développement
de l’énergie Bois, ce « produti » dont personne
ne voulait jusque là prend tout à coup une valeur nouvelle.
VOTE :
POUR sauf 2 abstentions CGT fonctionnaires et ouvriers
forestiers.
Mise en place d'un règlement national d'exploitation
forestière
Pour
visualiser le rapport de présentation intégral,
Trois enjeux :
clarification juridique,
simplification et lisibilité,
déclinaison des engagements environnementaux de l'ONF
3 enjeux :
o
clarification
juridique :
Il
s'agit tout d'abord de rendre opposables les clauses
techniques relatives aux travaux d'exploitation forestière
à tous les intervenants en forêt, qu'ils soient acheteurs
de bois ou non.
o
simplification
et lisibilité :
L'objectif est de regrouper dans un document unique et harmonisé
toutes les clauses techniques relatives à la qualité
de l'exploitation forestière.
o
respect
des engagements de la politique environnementale de
l'ONF et de la politique forestière de gestion durable
PEFC :
s'inscrit pleinement dans la perspective de l'accord "produire
plus de bois en préservant mieux la biodiversité"
conclu entre les membres de France Forets et l’association
France Nature Environnement.
Un texte opposable à tous les intervenants
dans les forêts publiques
Au
total, le règlement national d'exploitation forestière
constitue un référentiel technique. Les prescriptions
qui y sont définies ont un caractère obligatoire.
VOTE :
POUR sauf 2 abstentions CGT fonctionnaires et ouvriers
forestiers.
Structuration des
filiales
Pour
visualiser le rapport de présentation intégral
Rapport de présentation
L’ONF détient, directement ou indirectement, plusieurs filiales
et participations, de formes juridiques diverses, intervenant
en France et à l’international.
Participations
existantes
(voir organigramme en Annexe 1)
| Organismes |
Capital social en k€ |
Participation ONF en % |
Participation ONF en k€ |
Chiffre d’affaires 2006 en k€ |
| ONF
International EURL |
762 |
100 % |
762 |
2 692 |
| ONF
Energie SAS |
430 |
93 % |
400 |
800 (estimé) |
| Sciages
de Bourbon SA |
759 |
20 % |
152 |
0 |
| SEM
Pont d’Espagne |
305 |
5 % |
15 |
304 |
| Total 4 sociétés |
2
256 |
|
1 329 |
3
796 |
| GIE
Semences Forestières Améliorées |
0 |
50 % |
|
24 |
| GEIE
Forespir |
0 |
35 % |
|
166 |
| Total 2 GIE |
0 |
|
0 |
190 |
1.
PROPOSITION D’OPTIMISATION DE L’ORGANISATION
La création d’une interface entre
l’ONF et l’ensemble de ses filiales permettrait d’optimiser
l’organisation :
-
elle
permettra des synergies plus efficaces et une
plus grande réactivité face aux opportunités stratégiques,
en particulier celles qui pourraient résulter du Grenelle
de l’Environnement.
2.
MISE EN ŒUVRE DE l’ORGANISATION
Cette interface serait constituée
par une société de droit privé, détenue à 100 %
par l’ONF et baptisée ONF Participations.
La forme juridique (une Société par Actions Simplifiée
(SAS) détiendrait l’ensemble des filiales et participations
actuellement directement détenues par l’ONF (cf.
Annexe n° 1).
La présidence de cette société sera
confiée à l’ONF, personne morale représentée par son
Directeur Général ou son représentant.
La valorisation des participations
de l’ONF dans ses filiales, estimée en première approche,
à la valeur nominale des actions détenues (1,33 M€)
et les perspectives de développement futur conduisent
à proposer de doter la SAS ONF Participations
d’un capital social de 5 M€.
VOTE : 3 CONTRE 8 ABSTENTIONS
. Le SNPA s’est abstenu.
Renouvellement de l’accord interprofessionnel
avec
l’Association France Bois Forêt
Pour
visualiser le rapport de présentation intégral,
Rapport de présentation
Objet :
Le présent accord a pour objet de fixer les modalités de contribution
financière des différentes catégories de professionnels
de la filière forêt-bois. Le produit des sommes ainsi
collectées a vocation à financer ou cofinancer :
-
des actions génériques en matière de promotion et communication
pour l’utilisation du bois, la production forestière
dans le cadre d’une gestion durable et multifonctionnelle,
la mobilisation de la ressource nationale, la transformation
et la valorisation des bois,
- des actions plus sectorielles afin d’assurer :
la formation et l’implication des acteurs,
les actions de développement technique et de constitution d’outils
d’accompagnement.
- le fonctionnement de l’interprofession dans les conditions prévues
par ses statuts.
Assiette et mode de prélèvement
de la Contribution :
Contribution des professionnels
producteurs forestiers :
0,50 % sur le montant
des ventes hors TVA de bois sur pied,
0,33 % sur le montant
des ventes hors TVA de bois abattus bord de route,
0,25 % sur le montant
des ventes hors TVA de bois rendus usine.
Cette contribution est payée par le propriétaire-vendeur.
Pour les forêts privées, elle est collectée et versée pour son compte
par le premier acheteur de bois rond . Ce versement
est effectué avec sa propre contribution à France Bois
Forêt.
Pour la forêt domaniale le versement est effectué par l’ONF à réception
des facturations de France Bois Forêt, établies sur
la base des éléments comptables fournis par l’ONF.
Pour chaque forêt de collectivité, le versement est effectué par
virement sur le compte de France Bois Forêt, par le
comptable de la collectivité, selon le décompte établi
par l’Office National des Forêts en début d’année sur
la base des recettes de ventes de bois de l’année précédente.
Durée de l’accord :
Le présent accord est applicable à compter du 1er janvier 2008.
Il est conclu pour une durée courant jusqu’au 31 décembre 2010, sur
le chiffre d’affaires ou les ventes réalisées jusqu’à
cette date.
VOTE : 3 ABSTENTIONS . Le SNPA
s’est abstenu.
Marché habillement
Pour
visualiser le rapport de présentation intégral
Rapport
de présentation
I.
Historique
Un
premier appel d’offres pour la fourniture d’effets aux
personnels de l’ONF a été lancé en début d’année 2007.
Cette procédure a cependant été annulée, suite à un
recours contentieux de la société VTN, candidat évincé,
Un
nouvel appel d’offres a donc été publié au mois de juillet
2007, sur la base d’un cahier des charges amélioré.
II.
Principales évolutions du cahier des charges
Etant
donné que la première consultation a engendré très peu
d’offres (3 offres reçues, dont 2 du même groupe, pour
33 dossiers demandés) en comparaison de l’importance
du marché, les lots ont été revus afin d’élargir au
maximum le nombre de candidats potentiels.
Ainsi,
les lots ont été déterminés en fonction du type de fabrication
et de la spécialisation des fabricants permettant ainsi
de mieux représenter le marché fournisseur :
IV.
Budget prévisionnel
Sur
la base des prix unitaires proposés par ces sociétés,
le coût de la première mise 2008 s’établit à 29% au
dessous de l’estimation initiale :
TOTAL
COUT PREVISIONNEL SUR 4 ANS - 6 035 855 €
VOTE : POUR à l’unanimité
Le prochain Conseil d’Administration
sera déroulé en Mars ou Avril 2008.