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Comité
Technique Paritaire Central du 31 janvier 2007
Budget primitif pour 2007 :
Rapport de présentation
Résumé :
Le budget 2007 prévoit 1 M€ de bénéfice net (comme en
2006) pour 666,5 M€ de produits et 665,5 M€
de charges. Au bénéfice, il convient d’ajouter 1,9 M€
de provision pour reconstitution de la forêt domaniale
en cas d’aléas climatiques.
C’est le premier budget établi à la suite de la signature du
contrat État-ONF 2007-2011. Il est marqué par les engagements
réciproques des signataires : meilleure mobilisation
des bois domaniaux et communaux, création de valeur
ajoutée additionnelle sur les trois métiers de l’office
(le bois, les travaux, les prestations intellectuelles),
autofinancement partiel des missions d’intérêt général
et de la reconstitution des forêts domaniales, gestion
performante des effectifs fonctionnaires et ouvriers,
maintien du versement compensateur, immobilisation et
amortissement des travaux forestiers d’investissement.
La mobilisation de l’ensemble de l’ONF autour d’un projet d’établissement
déclinant ce contrat État-ONF et une meilleure organisation
permettent d’espérer 15 M€ de valeur ajoutée supplémentaire
dès 2007.
Par rapport au budget 2006, les résultats prévisibles des ventes
de bois permettent d’envisager un chiffre d’affaires
de 210 M€ en 2007. En revanche, les activités concurrentielles
et les missions d’intérêt général, dont les résultats
prévisibles pour 2006 sont décevants, sont budgétés
au niveau des résultats probables de 2006. Cette stabilité
suppose que l’ONF compense la perte de recettes sur
les missions d’intérêt général (‑ 3 M€)
par une poursuite de la croissance de ses activités
de prestations de services.
Le mécanisme, appliqué dès la fin 2006, d’amortissement et
de remise à niveau des investissements forestiers ainsi
que la constitution de provisions spécifiques, proportionnées
à la programmation quinquennale des travaux prévue au
contrat État-ONF, participeront à la consolidation de
la gestion durable des forêts. Enfin, l’accroissement
significatif des investissements de production concrétise
le développement de l’ONF.
Compte de résultat prévisionnel
résumé et principaux soldes de comptabilité analytique
Comme au budget 2006, les éléments analytiques sont présentés en parallèle
au compte de résultat prévisionnel et apportent un éclairage
complémentaire sur les dépenses d’exploitation en fonction
de leur destination. Cette présentation est cohérente
avec la mise en œuvre de la loi organique relative aux
lois de finances (LOLF) pour l’État et s’appuie sur les
objectifs contractés par l’ONF avec l’État pour la période
2007-2011. En particulier, la séparation entre les activités
régaliennes de gestion des forêts publiques, les missions
d’intérêt général (MIG) commandées par l’État et les activités
concurrentielles sera désormais clairement affichée.
1.
LE COMPTE DE RÉSULTAT
Tous les postes constitutifs du compte de résultat de l’ONF
et leur évolution par rapport au budget 2006, tel qu’issu
de la décision modificative, sont repris en annexe n°1.
1.1.
Les recettes de bois (210 M€)
Le
rééquilibrage du marché, après cinq années post tempêtes
fortement dégradées, s’est largement confirmé en 2006,
au delà des prémices enregistrées fin 2005.
La
reprise de la demande sur le hêtre, les besoins en sapin-épicéa
des outils industriels du nord-est de la France et la
confirmation de la bonne tenue du marché du chêne conduisent
à une évolution des prix qui devrait permettre d’atteindre
un chiffre d’affaires 2006 sur les ventes de bois (hors
DOM et menus produits) de l’ordre de 195 M€ pour
un volume vendu de 6,5 Mm3.
Pour
2007, l’approbation par le Conseil d’Administration du
22 juin 2006 de nouvelles clauses générales de ventes
de gré à gré des bois façonnés à la mesure, le fonctionnement
régulier des comités nationaux des ventes de bois domaniaux
et communaux et la mise en place des comités de pilotage
ONF/FNB constituent autant d’éléments qui permettront
d’avancer concrètement dans la modernisation des modes
de vente des bois par l’ONF et de favoriser l’amélioration
de la mobilisation et de la valorisation des bois issus
des forêts publiques.
Cette
évolution sera confortée par la mise en place d’un plan
d’action visant à atteindre les engagements pris par l’ONF
dans le contrat État-ONF 2007-2011 : analyse poussée
de la ressource mobilisable, organisation commerciale
rénovée, déploiement de nouveaux outils informatiques
(pilotage des états d’assiette et de suivi des coupes,
mise à disposition sur Internet des catalogues des ventes
d’automne, informatisation des salles de vente,…).
Le
volume vendu en 2007 pourrait totaliser 6,6 Mm3
(6,8 équivalent bois sur pied), soit un volume légèrement
supérieur à celui de 2006 correspondant à la mise sur
le marché d’une offre de bois frais de 6,5 Mm3,
supérieure de 400 000 m3 environ
à celle mise en place en 2006.
Le
budget primitif pour 2007 est bâti avec une progression
raisonnable du prix moyen des bois par rapport à 2006
(32 €/m3 pour 30,4 en 2006) de 5,3 %
environ, dont 1,5 points sont dus à la progression
prévue du volume de bois façonné.
Le
chiffre d’affaires pourrait ainsi atteindre 210 M€
incluant 2 M€ de ventes des DOM et des menus produits.
Un détail par essence est proposé en annexe 2.
Le
développement des contrats d’approvisionnement est prévu,
conformément à l’objectif du contrat État-ONF, soit 35 %
des volumes vendus pour 2011, contre 10 % prévisibles
en 2006. Cette progression conduira à un probable accroissement
des stocks de bois façonnés en fin d’année (+ 0,3 M€)
et des charges d’exploitation (27,7 M€, soit + 3,7 M€ / budget 2006),
ces charges représentant les coûts directs d’exploitation
et de façonnage des bois.
Au
total, la « marge brute bois » (CA – charges
d’exploitation) progresserait de 16,3 M€ à 182,3 M€
(210-27,7), contre 166 M€ budgétés en 2006, soit
+ 10 %.
1.2.
Les autres produits du domaine (54,4 M€)
Les
produits de la chasse et de la pêche en forêt domaniale
sont actualisés, conformément aux clauses d’indexation
annuelles prévues aux baux, pour une recette attendue
de 42 M€ (+ 4 %).
Pour
les concessions, après les bons résultats constatés depuis
2 ans, la poursuite de la prise en compte des objectifs
environnementaux et d’une corrélation entre le chiffre
d’affaires des concessionnaires et des tarifs des concessions
(campings, parcours sportifs, équipements téléphoniques
ou éoliens, …) permet d’espérer un chiffre d’affaires
de 12,4 M€, (+ 6 % par rapport au budget
2006).
1.3.
La garderie des forêts (140,4 M€)
Conformément
au Contrat État-ONF 2007-2011, le versement compensateur
de l’État est prévu à 144 M€ TTC, soit 120,4 M€ HT,
niveau stable par rapport à 2006.
Cet
engagement fort de l’État, confirmé au projet de loi de
finances pour 2007 déposé au Parlement, permet de préserver
l’ensemble de l’activité de l’ONF au profit des communes
forestières, sans modification des paramètres de calcul
des frais de garderie. Toutefois, ces frais devraient
mécaniquement augmenter grâce à la hausse des ventes des
bois des collectivités (200 M€, soit + 10 %
en 2006 par rapport à 2005), évolution parallèle à celle
enregistrée pour les ventes des bois domaniaux. Les frais
de garderie sont ainsi budgétés à 20 M€ (+ 10 %).
1.4.
Les activités concurrentielles (150 M€)
Ces
activités regroupent les prestations intellectuelles (ingénierie
et expertise) et les travaux effectués pour l’État, les
collectivités et les clients privés. S’y ajoutent les
produits fabriqués (licences de chasse dirigées, ventes
de graines, mobilier en bois). Le budget 2007 maintient
le chiffre d’affaires probable pour 2006 (150 M€).
Cet
objectif tient compte des actions mises en œuvre depuis
3 ans et amplifiées grâce à la mobilisation interne autour
du Contrat État-ONF :
-
en
matière d’organisation, la professionnalisation du réseau
commercial et le déploiement d’un logiciel de gestion
intégrée, au 1er janvier 2007, pour administrer
la prospection et la gestion des clients (PGI de SAP).
Cette professionnalisation se matérialisera également
par la création d’entreprises internes de travaux dotées
d’une comptabilité analytique spécifique ;
-
en
matière de politique marketing, la structuration de l’offre
ONF vers les produits normalisés et rentables, tant dans
le domaine des expertises que des travaux.
1.5.
Les
contributions publiques (63,4 M€)
1.6.
Les
charges d’achat et sous-traitance (143 M€)
1.7.
La masse salariale (432 M€)
Au
total, ce poste est budgété en hausse de 15,5 M€
par rapport au budget 2006. L’essentiel de cette hausse
est constitué par l’accroissement de 9,9 M€ des cotisations
retraites versées par l’ONF. A périmètre constant, la
hausse n’est que de 1,3 % (+ 5,6 M€). L’annexe 4
détaille l’évolution de chaque poste.
1.7.1.
Les
charges de personnel fonctionnaires
Le
contrat État-ONF 2007-2011 prévoit, en son point 18,
une trajectoire de référence pour les effectifs (‑ 1,5 %
par an).
Afin
de tenir compte de la performance économique et financière
dont les indicateurs seront fixés ultérieurement et constatés
lors de l’examen des comptes 2006, la masse salariale
et le plafond d’emplois inscrits au budget permettent
une modulation potentielle de cette trajectoire de référence.
Le
plafond d’emploi correspond à la stabilisation des effectifs
au niveau prévisible à fin 2006 et se traduit, dans le
budget 2007, par une quasi stabilité de la masse salariale
budgétée, hors ressaut créé par la hausse de la cotisation
retraite : 317,3 – 9,9 = 307,4 M€,
contre 302,4 M€ au budget 2006 (+ 5 M€ ;
+ 1,6 %).
Les
principaux facteurs d’évolution sont :
-
la
valeur du point (effets reports et ajustements prévisibles
pour 2007) ;
-
le
glissement vieillesse technicité (GVT) ;
-
la
modulation individuelle de la prime spéciale et de résultat
(PSR) créée par le décret du 30 décembre 2005 et
élargie en 2007 à tous les cadres A (solde de la PSR 2006) ;
-
une
provision pour revalorisation du taux de base de la PSR
ainsi que des primes des salariés ne bénéficiant pas du
régime indemnitaire des fonctionnaires qui sera fonction
des performances économiques et financières de l’ONF en
2006 (3 M€) ;
-
les
évolutions statutaires prévues au contrat État-ONF précédant
et se poursuivant au delà de 2006.
1.7.2.
Les
charges de personnel ouvriers et emplois tuilés
Les
effectifs ouvriers forestiers sont désormais pris en compte
dans les mêmes conditions que les fonctionnaires (trajectoire
de référence de – 1,5 %/an). Afin de tenir compte
de la performance économique et financière dont les indicateurs
seront fixés ultérieurement et constatés lors de l’examen
des comptes 2006, la masse salariale et le plafond d’emplois
inscrits au budget permettent une modulation potentielle
de cette trajectoire de référence.
Par
ailleurs, il est envisagé un nouveau dispositif de cessation
anticipée d’activité des ouvriers forestiers âgés de plus
de 55 ans, analogue à celui ouvert en 2004-2005 (cf. résolution
spécifique).
Les
effectifs ouvriers sont prévus au même niveau que le budget
2006, soit 3 300 ETP. Ce total intègre la progression
souhaitée des effectifs d’emplois tuilés (+ 10 ETP
à 125), passerelles entre ouvriers et encadrement. La
masse salariale correspondante est budgétée à 96,75 M€
(contre 96,6 M€ au budget 2006).
1.7.3.
Les autres charges de personnels
Le poste regroupe la masse salariale prévue
pour les emplois aidés et les parcours d’apprentissage
ainsi que les dépenses liées aux rémunérations et comptabilisées
avec les charges de personnel (action sociale, comités
d’entreprise, médecine du travail, chèques restaurant,
…). L’accroissement des effectifs sous contrats d’emplois
aidés et la stabilité des autres postes conduisent à prévoir
18 M€, soit + 0,5 M€ (+ 3 %)
par rapport au budget 2006.
1.8.
Les impôts et taxes (39,2 M€)
Ce
poste recouvre les impôts fonciers, le versement au FAFSEA
au titre de la formation professionnelle (congés individuels
de formation et formations en alternance), la taxe professionnelle,
les versements libératoires donnant droit à l'exonération
de la taxe d'apprentissage, la taxe sur les véhicules
de sociétés et divers autres impôts.
Différentes
évolutions de sens contraire conduisent à une stabilité
de ce poste : abattement forfaitaire de la taxe sur
le foncier non bâti (‑ 1,5 M€), reclassements
de la cotisation interprofessionnelle à France-Bois-Forêt
(1 M€) et de la TVA non récupérable (1 M€) en
charges externes, ajustement de la contribution au FAFSEA
(+ 1 M€) sur le réalisé 2006, nouvelle contribution
pour l’emploi d’handicapés (+ 0,5 M€),…
1.9.
La valeur
ajoutée (450 M€)
En
comptabilité générale :
Valeur ajoutée = chiffre d’affaires + variation
de stocks + production immobilisée – charges externes
Cet
agrégat progresse de 15 M€ par rapport au budget
modifié de 2006.
1.10. Le
résultat d’exploitation (4 M€)
De
la valeur ajoutée sont retranchés la masse salariale (432 M€)
et les impôts (39,2 M€), puis les amortissements
(21 M€ au titre des biens propres de l’ONF et 1,13 M€
au titre des travaux forestiers immobilisables réalisés
en 2006), ainsi que les dotations aux provisions d’exploitation
(17,56 M€) constituées essentiellement par la provision
pour renouvellement de la forêt domaniale (17 M€).
Au
total, compte tenu des reprises de provisions (1,7 M€
dont 1,1 M€ sur la provision pour renouvellement
de la forêt constituée en 2006) et des charges et produits
de gestion courante, le résultat d’exploitation passerait
de 1,45 M€ à 4 M€ (+ 2,5 M€).
1.11.
Le résultat financier (‑ 1,4 M€)
1.12.
Le résultat exceptionnel (‑ 1,4 M€)
Au
résultat exceptionnel sont inscrits :
-
le
coût des deux programmes de la cessation anticipée d’activité
des ouvriers forestiers (2,9 M€), celui confié à
la CNP Assurance à compter du 1er avril 2004
et celui envisagé pour 2007 ;
-
les
produits de cessions d’actifs (4 M€, soit + 1 M€/budget 2006)
résultant de la poursuite de l’adaptation du parc immobilier
de l’ONF et de la vente du siège de la direction territoriale
de Dijon ;
-
une
dotation aux provisions pour reconstitution de la forêt
domaniale en cas de risques futurs pour 1,9 M€, en
utilisant la possibilité offerte par le contrat État-ONF
2007-2011 ;
-
divers
produits et charges exceptionnels pour un solde positif
de 0,7 M€.
1.13. Le
résultat net (+ 1 M€)
Compte
tenu des soldes intermédiaires de gestion (résultat d’exploitation
de + 4 M€, résultat financier de – 1,4 M€,
résultat exceptionnel de – 1,4 M€), le résultat
courant avant impôt est prévu à + 1,1 M€. Déduction
faite de l’imposition forfaitaire annuelle (0,11 M€),
le résultat net est budgété, comme en 2006, à + 1 M€.
2.
LES OPERATIONS EN CAPITAL
Le
tableau de financement prévisionnel (annexe 6) retrace
les prévisions d'emplois et de ressources en capital pour
un total de 73,9 M€, contre 61 M€ au budget
modifié de 2006, soit + 12,9 M€.
2.1.
Emplois
Les
investissements en forêts (33 M€)
Les
investissements physiques sur les biens ONF (37,4 M€)
-
matériels de production (7,5 M€ ; + 36 %) pour
accompagner le renforcement des travaux en forêts ;
-
véhicules administratifs (5,2 M€ ; + 49 %) dans
le cadre d’un futur marché d’acquisition qui sera soumis
au Conseil d’Administration au 1er semestre
2007. Le montant budgété correspond à l’annuité habituelle
de renouvellement d’environ 10 % des véhicules (540 achats
sur 5 400 véhicules), le parc de véhicules restant
stable voire en légère diminution ;
-
matériels et logiciels informatiques (9,15 M€ ; ‑ 20 %)
correspondant à la seconde année du schéma validé en décembre
2005. Le déploiement, au 1er janvier 2007,
du progiciel de gestion intégrée pour la comptabilité,
la finance et la gestion commerciale permettra de préparer
les lots suivants (relations humaines, gestion des chantiers
et des contrats bois). De même, la nouvelle architecture
technique (serveurs centralisés), opérationnelle depuis
septembre 2006, permettra le déploiement d’applications
métiers supplémentaires et la modernisation de la bureautique,
jusqu’aux agents sur le terrain. Enfin, la mise à disposition
de systèmes d’information géographiques à tous les agents
génèrera des besoins nouveaux, tant en investissement
qu’en fonctionnement ;
-
locaux (15,4 M€ ; + 3,9 M€, soit + 34 %)
pour financer les projets déjà décidés : siège de
l’ONF, bâtiment en bois de l’agence de Lons le Saunier,
réhabilitation des locaux de Digne, Compiègne, Alençon
et Grenoble pour les services RTM. Les investissements
sur les locaux d’habitation, dont le niveau d’entretien
depuis 3 ans avait été très largement contraint par
le redressement financier de l’office, sont budgétés à
4,3 M€ (+ 2,11 M€, soit + 96 %).
L’annexe 5 et le tableau 5 en
annexe de la délibération soumise au vote du Conseil résument
les principales opérations d’investissements immobiliers
et informatiques programmées ainsi que les autorisations
de programmes pluriannuels pouvant conduire à l’ouverture
échelonnée de crédits de paiements dans les budgets des
années ultérieures.
2.2.
Ressources
Par
rapport au budget 2006 modifié, la capacité d’autofinancement
progresse de 3,5 M€ à 37 M€ (+ 10 %)
par le double effet de l’accroissement prévisible des
amortissements (+ 3 M€ sur les biens propres,
+ 1,1 M€ sur les travaux forestiers) et des
dotations à la provision pour reconstitution de la forêt
domaniale (+ 1,9 M€).
Compte
tenu des cessions d’actifs envisagées (4 M€ ;
+ 33 %), des remboursements de prêts (2,5 M€ ;
+ 22 %) et des subventions d’investissement
(0,3 M€ comme en 2006), l’équilibre du tableau emplois
- ressources passe par un prélèvement de 30 M€ sur
le fonds de roulement de l’établissement.
3.
PRESENTATION ANALYTIQUE
DES MISSIONS DE L’OFFICE
Les
charges de gestion et les investissements pour la forêt
publique (domaniale et communale) sont prévues à 479 M€
(317 M€ + 162 M€). En comptabilité analytique,
la gestion de la forêt publique est équilibrée. Elle se
décompose logiquement entre les charges et produits de
la forêt domaniale et départemento-domaniale dans les
DOM (118 M€ de charges directes, 179 M€ de charges
indirectes et 304 M€ de produits, soit un solde net
budgété de + 7 M€) ainsi que des forêts des
collectivités (154 M€ de charges pour 147 M€
de produits, y compris le versement compensateur, soit
un solde net budgété de – 7 M€).
Plus
précisément et en coûts directs (cf. éléments analytiques
du résumé liminaire) :
-
l'exploitation
des coupes par l’ONF qui accompagne le développement
des ventes façonnées et des contrats d’approvisionnement,
est logiquement en hausse de 3,7 M€ (+ 15 %) ;
-
les
travaux forestiers d’investissement (régénération
des peuplements et réfection lourde ou extension des routes)
sont prévus à 33 M€, contre 26 M€ au budget
2006 modifié (+ 27 %) ;
-
les
travaux forestiers de reconstitution sont prévus à
13,7 M€ en diminution de 9 %, parallèlement
à la décrue des financements publics ;
-
les
charges d’entretien des forêts domaniales (travaux
non amortissables) sont réduits de 2,6 M€ (‑ 5 %)
à 46 M€ marquant la volonté de privilégier les investissements
d’avenir ;
-
les
autres charges directes d’exercice du régime forestier
(élaboration et suivi des aménagements, surveillance des
coupes, relations avec les communes forestières, …)
sont prévues à 28,7 M€, comme en 2006.
A
tous ces montants s’ajoutent les charges de personnels
fonctionnaires et frais de structure.
En
outre, sont identifiées les dépenses autofinancées par
l’ONF pour des actions spécifiques en faveur de l’environnement
et du développement durable (2 M€) ainsi qu’en faveur
de la mise en valeur de grands sites du patrimoine forestier
et du renforcement de l’accueil du public (2 M€).
Ces fonds sont gérés en interne par appels à projets et
peuvent être abondés par des cofinancements locaux.
A
périmètre comparable (identification à compter de 2007
des missions d’intérêt général autrefois intégrées aux
activités conventionnelles), le chiffre d’affaires prévu
devrait augmenter de 3 M€ par rapport au CA probable
pour 2006.
Les
recettes de travaux réalisés avec des collectivités devraient
rester stables à 68 M€, grâce à une meilleure organisation
de l’office permettant d’absorber la hausse des coûts,
notamment salariaux, par les gains de productivité.
L’office
fondera l’évolution de ses autres activités concurrentielles
sur un renforcement de son action commerciale, une meilleure
structuration de son offre et une amélioration de son
organisation, tant dans les domaines des travaux que des
prestations intellectuelles.
Globalement,
si le volume des travaux en forêts reste majoritaire,
le taux de marge brute est nettement supérieur pour les
activités d’expertise et d’ingénierie. Pour les travaux,
les charges directes budgétées (55,6 M€) permettent
d’espérer un taux de marge brute de 29 %. Pour les
activités de prestations intellectuelles, ce taux est
prévu à 85 % (4 M€ de charges directes pour
28 M€ de produits).
Au
total, le taux de marge brute des activités concurrentielles
(produits – charges directes, hors masse salariale d’encadrement
et frais de structure) serait porté à 41 %, contre
37 % probables en 2006.
Par
rapport au budget 2006, ce poste est en augmentation de
5 M€ à 41 M€ (+ 14 %) du fait de plusieurs
facteurs : accueil et formation de nouveaux embauchés,
formation et déploiement du progiciel de gestion intégrée,
modification des paramètres de calcul des frais de déplacement
(cf. résolution spécifique), hausse des coûts de carburants
et ajustements incontournables des loyers.
* *
*
Budget primitif pour 2007
Annexes au rapport
de présentation
-
Annexe 1 : Compte
de résultat prévisionnel détaillé
-
Annexe 2 : Ventes
de bois
-
Annexe 3 : Dépenses
par destination (présentation analytique)
-
Annexe 4 : Charges
de personnel
-
Annexe 5 : Opérations
immobilières programmées
-
Annexe 6 : Tableau
de financement prévisionnel
Annexe 1 : Compte de résultat prévisionnel détaillé (1/3)
Annexe 1 : Compte de résultat
prévisionnel détaillé (2/3)
Annexe 1 : Compte de résultat
prévisionnel détaillé (3/3)