En
préambule le SNPA ONF regrette que certains points demandés
par les organisations syndicales n’aient pas été retenus
dans l’ordre du jour et notamment le groupe de travail
sur les fonctions de soutien. Le SNPA rappelle que cela
fait deux ans qu’il demande la constitution de ce groupe
de travail et que rien n’est fait alors que les métiers
de l’Etablissement évoluent, que l’informatisation de
terrain se met progressivement en place et que le PGI
(progiciel de gestion intégrée) va avoir rapidement des
conséquences sur les fonctions exercées par les Gestionnaires
administratifs. Le SNPA précise que la mayonnaise commence
sérieusement à monter et que nous allons droit vers un
conflit, car il ne laissera pas les effectifs diminuer
à l’occasion des départs en retraite.
La
DRH répond qu’elle va aborder ce point à l’issue du CTPC.
REFSI
Le
dernier schéma directeur remonte à 1998 avec une actualisation
en 2003. Des retards accumulés et une évolution technologique
forte ont conduit à la nécessité d’une refonte du système
informatique.
Il
est décidé de mettre en place un PGI selon les phases
suivantes :
-
au début mise
en place de compta-finances et d’une partie de la gestion
commerciale
-
dans un second
temps la commercialisation des bois
-
poursuite de
l’informatisation de terrain
-
adaptation
de l’architecture technique ( serveurs, postes de travail,
imprimantes…)
Les principales fonctions d’un PGI sont :
-
gestion administrative
et financière
-
pilotage stratégique
-
support des
échanges d’informations
-
restitution
des éléments pour suivre l’exécution des missions confiées
à l’ONF
Ce
projet est extrêmement lourd et implique une contribution
très importante des équipes informatiques internes ainsi
que des prestataires de services.
Dans
la mesure où un PGI est un produit standard, la chasse
aux spécificités locales est engagée afin de ne pas alourdir
son fonctionnement ce qui en plus aurait un coût certain
qui n’est pas pris en compte dans le marché actuel.
Le
SNPA demande si une étude a été conduite sur les charges
de travail, l’impact en terme d’évolution des métiers.
.
M. Bulliard précise que la mise en place de CEDRE et GINCO
se fera en janvier 2007, mais peut-être de façon étalée
sur un mois.
La
DRH indique que dans le cadre de la conduite du changement,
la formation des utilisateurs (entre 3 et 5 jours) sera
effectuée juste avant le démarrage. Une enquête via les
DRH territoriaux est lancée sur les activités concernées
par CEDRE et GINCO avec un retour prévu pour mai. Dans
un premier temps il s’agit d’un état des lieux qui porte
sur les fonctions et l’organisation par grands processus.
Une
réunion de travail avec les DT et DA référents se tiendra
le 16 juin prochain.
Un
programme d’auto évaluation des utilisateurs est en cours
d’élaboration et les résultats permettront d’adapter la
formation. En novembre sera dispensée la formation des
formateurs. Celle des utilisateurs aura lieu en décembre
2006. La société STERIA intervient dans la formation avec
des modules standards pour l’utilisation des logiciels.
Le
SNPA ONF a rappelé la nécessité de mettre rapidement en
œuvre un SIRH, car l’on ne peut pas continuer à gérer
11000 personnes de manière archaïque. Cet outil est absolument
prioritaire.
Le
Directeur financier répond qu’il a été préféré le développement
des applications métiers, et qu’il travaille sur des projets
à 2 ans et non 5ans. Lorsqu’un projet est terminé, un
autre voit le jour. C’est donc dans une seconde phase
qu’il sera décidé des applications suivantes qui vont
s’ajouter à CEDRE et GINCO.
Le
SNPA ONF rappelle le débat sur les inquiétudes exprimées
par les personnels, il y a un an quant à la maintenance.
Le Directeur financier répond qu’il n’y a rien de tranché
en la matière et qu’actuellement la société de services
a engagé le transfert des compétences vers les équipes
ONF.
FORMATION ET ADAPTATION A L’EMPLOI.
Un
projet d’instruction sur la formation et l’adaptation
à l’emploi concernant les corps administratifs et techniques
des catégories C et B est soumis au CTPC.
Cette
instruction précise les modalités générales et les rôles
des acteurs du dispositif d’adaptation à l’emploi des
personnels nommés ou promus dans un nouveau corps.
Ce
dispositif pourrait ensuite être étendu aux Attachés et
aux CATE.
Le
SNPA insiste sur l’attention particulière qui doit être
portée lors de la nomination du moniteur de stage. Récemment
des mauvais choix ont eu lieu, conduisant ainsi à des
prolongation de stage. Pour le SNPA, il convient de veiller
à ce que le moniteur possède les compétences requises
et affiche une réelle volonté d’implication dans son rôle.
Le
point sur la formation des personnels des DOM a fait l’objet
d’une discussion approfondie et il a été souligné la nécessité
de permettre à ces collègues d’être placés sur le même
pied d’égalité que leurs homologues de métropole.
A
propos de l’audit sur la formation professionnelle, le
rapport devrait être remis au Directeur Général vers la
mi- juin. La DRH, bien que cela ne soit pas la coutume,
s’engage à le remettre aux organisations syndicales.
CONTRAT DE PLAN
Rien
de nouveau depuis le 4 mai et pourtant le DG a refait
un exposé de 45 minutes. Il vous est conseillé de vous
reporter au compte rendu du SNPA du 4 mai, il n’y a rien
de changé.
Dans
la mesure où le DG fait des redites, le SNPA en a fait
autant en rappelant :
-
que le contrat
devait être d’objectifs et de moyens
-
que le maintien
des effectifs est une exigence si l’on veut développer
l’Etablissement et dégager de la valeur ajoutée,
-
que le maintien
du versement compensateur devait se faire en euros constants
et non courants
-
que les MIG
(missions d’intérêt général) devaient être financées à
coût complet,
-
que la provision
pour aléas devait permettre de faire face à certaines
difficultés, mais pas à tout. Le SNPA indique que dans
l’hypothèse d’une nouvelle catastrophe naturelle l’Etat
devrait intervenir.
-
Que le contrat
de plan devait comporter un volet social
-
Que le projet
d’Etablissement ne devait pas être la simple déclinaison
du contrat de plan, mais que les personnels devaient y
être reconnus et que les inégalités de l’actuel contrat
devaient être gommées.
-
Que l’actuel
malaise social devait être pris en compte en regrettant
que rien n’ait été fait depuis la restitution de l’enquête
le 18 octobre 2005 au Campus, ce qui démontre que ce dossier
n’est pas prioritaire.
Le
DG dit qu’il ne veut pas conclure un contrat à n’importe
quel prix, ni en interne, ni en externe.
Le
DG (faisant référence à la réforme statutaire) dit que
certains jalousent les autres car dans leur assiette le
morceau est parfois plus gros. Le SNPA dit que pour certains
l’assiette est restée vide. Le DG dit qu’aucune assiette
n’est restée vide. A vous de juger !!!
En
matière de malaise social le DG annonce que c’est sa priorité
quotidienne, mais qu’il n’y a pas de recettes au malaise.
Il indique qu’il faut créer une dynamique au sein des
équipes pour améliorer l’ambiance.
RENOUVELLEMENT DE LA CERTIFICATION
La
visite de renouvellement de la certification pour ISO
9001 et 14001 aura lieu en septembre prochain. Après un
appel d’offres, c’est la société LRQA qui a été retenue
( la même qu’actuellement).
Ce
renouvellement de ces certifications est un préalable
à la certification de la gestion forestière durable PEFC.
Le
coût de la société retenue est de 56925 euros hors frais
de déplacement pour 55 journées d’audit.
SITUATION DE LA REUNION
Il
a été décidé de créer un parc national et les missions
du Parc se rapprochent de celles de l’ONF. 88% des forêts
sont englobées par le Parc.
Selon
Olivier SOULERES, coordinateur Corse-Dom, le Parc national
doit jouer un rôle de coordination, mais pas de gestion,
s’appuyant ainsi sur les partenaires existants.
La
loi sur les Parcs nationaux permet des conventions entre
Parcs et ONF et ceci sans appel d’offres. Un décret d’application
de cette loi est prévu dans le courant de l’année 2006.
Le
décret spécifique pour la création du Parc national de
la réunion est actuellement en discussion au MEDD. Un
projet de convention entre l’ONF et le Parc national de
la réunion est aussi en discussion.
FO
met en exergue le problème relationnel entre le responsable
actuel du projet Parc et l’ONF. Cette situation peut être
hautement dommageable pour l’Office.
Par
ailleurs le SNPA s’étonne qu’en matière de prestations
diverses et principalement touristiques, l’enveloppe habituelle
de 6 M€ ait été réduite en 2006 à 0,6 M€.
Le
coordinateur répond qu’il a eu des échos sur l’actuel
chargé de mission pour le futur Parc. Il précise que le
projet préparé par ce chargé de mission n’a pas eu la
concertation nécessaire avec les tutelles et que le MEDD
est en train de reprendre la rédaction.
L’ONF
demande qu’il soit indiqué dans le texte qu’il fait partie
du conseil d’administration mais aussi du bureau du Parc.
Le
coordinateur dit que le Conseil Général recherche le partenariat
de l’ONF pour accueillir 500 contrats d’avenir. Il n’est
pas question que parmi ces contrats un certain nombre
occupe des postes d’Administratifs de l’Office.
Le
coordinateur en réponse au SNPA qui relate la profonde
inquiétude des personnels de la Réunion indique qu’il
ne connaît pas l’avenir de l’ONF qui essaie de mettre
en exergue son savoir-faire.
Au
sujet des moyens, le coordinateur précise que sur les
6 M€ habituels, actuellement 0,6 M€ pour les prestations
touristiques et 2 M€ pour l’entretien ont été débloqués.
DECRET SUR LES CONTRACTUELS
148
ETP droit public et 167,8 ETP de droit privé constituent
les effectifs de contractuels de l’ONF à ce jour.
L’Office
envisage de rémunérer les contractuels de droit public
comme les fonctionnaires à savoir, une rémunération indicée
ce qui leur assure une évolution à chaque changement d’échelon
et des primes également basées sur le régime des fonctionnaires.
Le SNPA se réjouit de cette orientation et s’est toujours
opposé à la rémunération globalisée. Il semble que les
tutelles ne soient pas favorables à cette référence. Le
SNPA rappelant que le décret précise que le Directeur
Général fixe les conditions de rémunération applicables
aux personnels de droit public après avis du CTPC, insiste
pour que l’orientation décrite ci-dessus soit mise en
place.
Par
ailleurs le SNPA rappelle que le décret n’offre pas un
droit d’option pour les contractuels de droit privé qui
sont sur des missions de service public administratif,
mais rend obligatoire la requalification de leur contrat
en droit public. A défaut d’application de cette obligation,
le SNPA informe la DRH qu’il déposera un recours devant
le Conseil d’Etat.
REGIME INDEMNITAIRE
En
réponse au SNPA le taux de référence 2005 sera égal au
taux de base. Les 100 euros généreusement octroyés par
le DG seront considérés comme de la modulation positive.
La
DRH répondant au SNPA indique que le taux de base ne change
pas tous les ans, ce qui veut dire qu’après une augmentation
plusieurs années de suite du taux de référence le montant
des primes pour l’année n+5 par exemple peut être ramené
au taux de base de 2005. Sympa comme évolution !!!
Les
primes des détachés vers l’ONF étaient mises en exergue
par le SNPA depuis longtemps et la réponse est enfin positive.
En effet il n’était pas normal que des personnels détachés
à l’ONF perçoivent moins de primes.
Une
réunion de travail doit avoir lieu sur le taux de référence
de la prime spéciale et de résultats, l’amplitude de sa
modulation et les critères de celle-ci.
NBI
Une
enquête a été conduite auprès des DT et DR et mercredi
prochain un groupe de projet va se réunir pour faire
des propositions sur la NBI à l’ONF.
Pour
les CATE, le Ministère de l’Agriculture a indiqué que
la NBI ne peut pas être statutaire. L’Office va toutefois
demander que l’engagement pris dans l’actuel contrat qui
peut octroyer jusqu’à 50 points de NBI soit tenu.
Le
SNPA rappelle que certains postes classés devaient pouvoir
bénéficier de la NBI en raison de responsabilités particulières.
La DRH semble vouloir évoluer sur ce dossier.
Une
réunion sur la NBI doit être programmée avant l’été, car
il y a notamment urgence pour les collègues qui sont sur
des postes de C en B puisqu’ils perdront leur NBI d’attente
au 31 août prochain. Le SNPA a demandé qu’une autre NBI
leur soit servie dans l’attente de leur promotion dans
le corps des S.A..
AUTRES POINTS DEBATTUS
-
l’analyse environnementale
-
le bilan patrimonial
des forêts
QUESTIONS DIVERSES
Le
SNPA demande qu’un bilan des EAIE (entretien annuel individuel
d’évaluation) soit fait conformément à l’instruction sur
la notation. La DRH dit qu’elle respectera ses engagements
Pour
les Attachés administratifs, le SNPA a réitéré sa demande
de voir appliquer les dispositions du statut générique
du 26 septembre dernier et ceci sans fusion avec les corps
du Ministère de l’Agriculture. Il a également insisté
pour que la mesure intervienne le plus rapidement possible,
car certains collègues du 12è échelon vont partir à la
retraite cette année.
La
DRH répond qu’elle tient à ce que les Attachés de l’ONF
bénéficient de ces dispositions sans fusion et qu’elle
va organiser une réunion entre le DG de l’ONF et le Secrétaire
Général du Ministère de l’Agriculture.
Concernant
le groupe de travail sur les fonctions de soutien tant
réclamé par le SNPA ONF, la DRH dit qu’il faut maintenant
avancer rapidement, prenant l’exemple de l’arrivée de
CEDRE et GINCO qui vont avoir des conséquences. Que dit
le SNPA depuis 2 ans, si ce n’est d’anticiper pour éviter
les problèmes ?!
C’est
Laurence Lefebvre qui est la responsable du pôle conduite
du changement. La DRH regrette qu’il n’y ait pas eu de
candidature de fonctionnaire sur ce poste. Seule une candidature
de contractuel s’est exprimée. La DRH annonce qu’elle
va devoir recourir au recrutement d’un contractuel extérieur
à l’Office.
La
DRH indique qu’elle a déjà reçu un cabinet pour piloter
le groupe de travail sur les fonctions de soutien.
Le
SNPA demande que le cahier des charges initialement rédigé
soit revu et souhaite être associé.
La
DRH répond qu’en effet le cahier des charges doit être
revu et que les organisations syndicales seront associées.
La
DRH indique qu’il faut continuer l’esprit de requalification
des postes et que les personnels techniques doivent davantage
se repositionner sur leurs missions d’origine.
Il
semble donc que le martelage du SNPA commence à porter
ses fruits, mais attention rien n’est gagné et il va falloir
se battre très dur pour que les Gestionnaires administratifs
ne voient pas leurs effectifs diminuer.