EPRD
2006
Les grandes lignes :
-
produits :
619,7 M€ en hausse de 2,5 M€
o
vente
de bois : 190 M€
o
frais
de garderie 18 M€
o
versement
compensateur : 121 M€
o
chasse
40 M€
o
activités
conventionnelles 180 M€
-
charges :
618,7 M€ en hausse de 1,5 M€
o
les
charges de personnels : 416,5 M€ soit +1,9 %
o
Les
travaux d’entretien, de renouvellement et investissement
en FD s’élèvent à 50,5 M€ et sont en stabilité
o
Matériels
et logiciels informatique 11,4 M€
o
Locaux
11,5 M€
-
résultat
net : 1 M€
Le SNPA ONF fait observer que les investissements
en forêt domaniale sont à un niveau très bas. L’investissement
en dents de scie aura des répercussions sur l’état de
la forêt et cela sera visible dans quelques décennies.
Notre rôle est d’assurer une gestion durable et pour cela,
l’Etablissement ne doit pas hésiter à recourir à l’emprunt
pour ce qui est des investissements. L’ONF n’a pas actuellement
d’emprunt sur le long terme ; il peut donc se le
permettre.
La situation des effectifs :
Situation 2004
| Effectifs au 31 décembre 2004 |
6845,9 ETP |
| Moyenne annuelle 2004 |
6890,8 ETP |
| Objectif à atteindre en 2004 |
7024 ETP |
| différentiel |
- 132,2 ETP |
Situation 2005
| Effectifs au 31 décembre 2005 |
6742,1 ETP |
| Moyenne annuelle 2005 |
6799,3 ETP |
| Objectif à atteindre en 2005 |
6876 ETP |
| différentiel |
- 76,7 ETP |
Perspectives 2006
| Effectifs au 31 décembre 2005 |
6742,1 ETP |
| Accueil SA externes et TSF externes au 1er
janvier 2006 |
34 |
| Départs en retraite |
139 |
| Accueil courant 2006 :
Concours
externe TO : 40
Sorties
écoles ITEF-IGREF : 15
Postes
prioritaires : 15 |
70 |
| Fin d’année 2006 ETP |
6707,1 |
| Moyenne annuelle 2006 |
6741,60 ETP |
| Objectif à atteindre en 2006 |
6775 ETP |
| différentiel |
33,4 ETP |
Le SNPA ONF fait observer que les
lauréats des concours externes de SA et de TSF du début
2005 viennent seulement d’être nommés au 1er
janvier 2006. La nomination tardive des lauréats du concours
externe de SA a eu pour conséquences 8 désistements. Le
SNPA demande que cette situation ne se reproduise plus.
Le différentiel d’ETP au 31 décembre 2005 permettait largement
de nommer les lauréats en 2005.
Le
SNPA ONF attire l’attention de la DRH sur la situation
du corps des Attachés administratifs, car près du quart
de l’effectif est contractuel. Cette situation est la
résultante d’une très mauvaise gestion et le SNPA rappelle
la nécessité de mettre rapidement en place une cellule
GPEC pour éviter ce genre de situation.
La
DRH répond que nos Attachés ne sont pas particulièrement
mobiles et c’est pourquoi faute de candidats, elle a fait
appel à l’extérieur. Le SNPA ne partage pas cette analyse
et explique que c’est tout simplement parce que les services
de la DRH ne voulaient pas ouvrir de concours d’Attachés.
Faute d’un vivier disponible d’Attachés, notamment au
travers d’une liste complémentaire, il était quasi impossible
de pourvoir les postes vacants en interne.
Analysant
les besoins actuels et la pyramide des âges, le SNPA demande
que le nombre de postes offert au concours interne d’Attaché
du 1er semestre 2006 soit augmenté (actuellement
10 postes). Pour l’instant la DRH s’en tient à 10 postes.
Le SNPA rappelle que les listes complémentaires peuvent
aller jusqu’à 200 % des postes offerts au concours. Le
SNPA ne manquera pas de revenir sur le sujet.
En
réponse au SNPA, la DRH annonce que le dossier GPEC mûrit
et que d’ici à une semaine, elle aura fait des propositions
au DG.
Le
SNPA met en exergue les difficultés rencontrées par les
services en matière de compensation des temps partiels,
des congés de maternité et de maladie, du fait de la politique
actuelle de la DRH qui n’accorde que très peu de recrutements.
Le SNPA prend notamment comme exemple deux congés de maternité
dans une même agence et aucun recrutement accordé.
Le
SNPA met aussi l’accent sur la politique absurde qui consiste
à ne garder un contractuel que 6 mois, même si le poste
demeure vacant sur une période plus longue. En effet,
c’est une perte d’énergie considérable puisque tous les
6 mois il faut recruter une nouvelle personne et donc
réinvestir en temps dans sa formation.
Le
SNPA ONF fait remarquer que depuis 2000, il n’y a pas
eu de bilan social. Le Chef du département de la Prévision
indique que les bilans 2001, 2002 et 2003 sont réunis
dans un même document et qu’il pourra être transmis aux
organisations syndicales. Pour le bilan 2004, il manque
simplement quelques éléments ; il sera donc communiqué
sans tarder. A partir de 2005, les bilans sociaux pourront
être produits dans les temps et leur communication redeviendra
identique à celle instaurée auparavant.
En
matière de postes provisoires la situation est la suivante :
| A
Tech |
A
Adm |
TSF |
TO |
SA |
C
Tech |
C
Adm |
Total |
| 7 |
2 |
12 |
20 |
3 |
21 |
7 |
72 |
La
DRH rappelle que l’engagement pris vis à vis des tutelles
doit être respecté en 2006. A ce jour, il reste donc 72
personnes sur postes provisoires et leur situation doit
être analysée individuellement. Ce dossier est suivi par
le Département de la Prévision.
Par
ailleurs, la DRH prend l’engagement de publier à l’issue
de chaque CAP, la liste des postes restés vacants.
Suite
au décret autorisant l’ONF a recourir dans certaines conditions
à des contractuels, le SNPA ONF demande une réunion de
travail pour gérer ce dossier. En effet, certains contractuels
peuvent prétendre à des contrats à durée indéterminée,
d’autres exercent des missions de services public avec
un contrat de droit privé etc… Il convient donc de gérer
ce dossier dans la transparence.
Le Régime indemnitaire :
Le
SNPA ONF a fait la déclaration suivante :
Sur la méthode :
-
c’est la première
fois qu’un projet de décret n’est pas soumis au CTPC
-
Au vu d’une
esquisse présentée au CTPC du 29 juin, vous saviez notre
désaccord sur certains points notamment la transformations
de 90 % de nos actuelles primes en primes de résultats.
FO vous avait demandé de séparer la nouvelle prime de
résultats des actuelles primes, de manière à ce que celle-ci
soit un plus par rapport à l’existant.
-
la méthode
est inacceptable et condamnable, d’ailleurs nous allons
saisir le Conseil d’ETAT
Sur le fond :
Une
distinction du RI est faite selon que l’on est fonctionnaire,
contractuel de droit public et contractuel de droit privé.
FO demande une harmonisation dans ce domaine, car tout
le monde n’est pas logé à la même enseigne.
Par
exemple pour les droits privés, la part de rémunération
liée aux résultats est nettement moindre que pour les
fonctionnaires. De plus il n’y a pas de quota pour cette
prime de résultats, ce qui n’est pas le cas pour les fonctionnaires.
Vous
instaurez 2 primes ; parmi elles, celle qui s’appelle
la prime spéciale et de résultats apparaît comme subdivisée
en 2 : atteinte des objectifs et dépassement des
objectifs.
La
prime de grade et de sujétion d’emploi :
L’éventail
des taux n’est pas acceptable (de 1,5 à 20). De plus il
n’y a pas de parité entre les corps techniques et administratifs,
voir SA par rapport aux TSF et Attaché principal par rapport
aux IDTEF.
Pour
cette prime , qui définit les sujétions liées à l’emploi
et les zones géographiques dont l’attractivité est insuffisante ?
La
prime spéciale et de résultats :
En
règle générale cette prime est servie entre 75 et 150
% des résultats obtenus par l’agent. Cela veut –il dire
que 150 % du taux de référence sont servis à ceux qui
ont atteints leurs objectifs ?
Pourquoi
une prime de dépassement des objectifs qui peut aller
jusqu’au double du montant de référence ? L’atteinte
des objectifs ne serait plus suffisante, ce système invite
donc à aller au-delà. FO s’oppose à cette surenchère.
Le
montant annuel de référence de l’année N devient-il automatiquement
le taux de base servant à définir le nouveau montant de
référence pour l’année N+1 ou peut-on assister après plusieurs
années à un retour au taux de base de 2005 ?
Quelle
est la périodicité de versement de cette prime ?
FO demande qu’elle soit mensuelle et que l’actuel salaire
mensuel soit garanti.
Le
SNPA ONF demande que les C en B gardent le bénéfice de
la prime spécifique. Les SA+ doivent, comme pour les TSF
qui sont sur des postes A0 ou A1, se voir appliquer le
taux de 8600 €.
L’indemnité de contrainte administrative
Cette
indemnité mensuelle doit être versée à tous les personnels
non logés, il n’y a pas de raison de faire de discrimination.
Personnels
détachés à l’ONF
Les
personnels détachés à l’ONF doivent bénéficier du même
régime indemnitaire que les agents de l’ONF.
***
La
DRH indique que si les contractuels de droit public ne
sont plus mentionnés c’est à la demande expresse des tutelles.
Le SNPA demande qu’il n’y ait pas de différence de traitement
et souligne la « coquille » figurant
dans l’article 6 du décret où ils demeurent cités. Le
CTPC sera consulté pour fixer le régime indemnitaire des
contractuels de droit public.
Pour
la prime de grade et de sujétion d’emploi, le calcul se
fait de la façon suivante :
Indice
de début de grade + indice de fin de grade divisé par
2, multiplié par la valeur du point d’indice majoré, puis
par le taux figurant dans l’arrêté du 30 décembre 2005
à savoir par exemple pour les SA 4,5. Ceci donne donc
le même montant pour l’ensemble des personnels d’un même
grade.
les
sujétions liées à l’emploi et les zones géographiques
dont l’attractivité est insuffisante sont définies
par la DRH. Actuellement cette disposition concerne les
personnels du Siège pour maintenir le taux spécifique.
Les
suppléments de primes accordés aux personnes sur des postes
de C en B et aux SA+ seront maintenus.
Toutes
les autres questions sont restées sans réponse et le principe
d’une réunion de travail a été arrêté. Le DG dit que ce
décret est un cadre qui nous laisse de la latitude en
rappelant que le taux de base de la prime spéciale et
de résultats est un plancher. Il prend l’engagement que
personne ne percevra moins avec le nouveau système.
C’est
lors de cette réunion que le SNPA fera de nouveau valoir
ses exigences. Toutes vos remarques
sont les bienvenues.
Formation
professionnelle
Le
nouveau Chef du Département de la formation professionnelle
Alexis HLUSZKO a présenté le plan de formation pour 2006.
Le
plan de national de formation découle des objectifs stratégiques
de l’Ets parmi lesquels …
-
l’élargissement
des missions de l’Ets pour garantir au travers de sa performance
et de ses résultats, sa pérennité et son développement
-
poursuite
de l’accompagnement de la réforme statutaire, satisfaire
les parcours professionnels et le développement personnel
des agents
-
la maîtrise
des processus de certification et leur renouvellement
en 2006
Des
principes d’action et des contraintes à intégrer
-
le plan
de formation repose sur un cadre de référence
o
le contrat d’objectif et les contrats d’objectifs par
direction
o
un cadrage budgétaire
o
une méthode
-
le plan
de formation repose sur des moyens maîtrisés
o
un classement des priorités en lien avec les axes stratégiques
de l’Ets
o
un budget 2006 monté par projets qui sera proposé en
stabilité par rapport à 2005
o
des efforts pour contenir les coûts directs et rechercher
des financements externes
-
une déclinaison
dynamique de la formation professionnelle
o
un département de la formation en position de prestataire
auprès des directions, au service de l’ensemble des personnels
et de la performance de l’Office
o
la formation constitue l’un des leviers d’une politique
RH dynamique : évaluation/mobilité/GPEC/formation…
o
il convient d’intervenir sur les besoins en lien avec
les métiers de demain découlant des activités nouvelles
de l’Office,
o
une politique de formation ouverte sur l’extérieur
o
benchmarking : se comparer et enrichir nos pratiques.
-
les modalités
techniques : le plan de fop 2006 repose sur 8 composantes
dont 5 majeures
o
accompagnement des projets de développement
o
l’adaptation à l’emploi
o
préparation aux examens et concours
o
perfectionnement : les catalogues de formation national
et régionaux
o
formation des membres des réseaux nationaux
o
les bilans professionnels
o
la validation des acquis et des expériences
o
le co-investissement
Dans
son intervention, le SNPA ONF fait valoir l’absolue nécessité
d’une adéquation entre l’offre et les besoins. Pour cela
il souligne l’importance des entretiens annuels individuels
d’évaluation en précisant qu’ils doivent tous être conduits,
comme l’exige le décret et ce dans le premier trimestre
( pas au mois de juillet ou septembre comme ce fut le
cas pour certains en 2005). Les volets formations renseignés
à cette occasion doivent servir de base à l’élaboration
du plan annuel.
L’importance
de l’EAIE quant au déroulement de carrière des personnels
doit être rappelé et pour le SNPA il faut de nouveau prévoir
des formations tant au bénéfice de l’évalué que du pilote
de l’entretien.
Le
SNPA demande que l’instruction accordant des facilités
pour la préparation aux examens et concours soit revue
dans le premier semestre 2006. Il y a trop longtemps que
ce dossier est évoqué sans être traité.
Le
SNPA s’est enquis des travaux de l’audit sur la formation
professionnelle. La DRH a répondu que le rapport devrait
être remis au DG début février. Le SNPA qui a été reçu
début décembre 2005, a fait état de ses propositions quant
à la nécessité de réorganiser la formation et ses structures.
Le
SNPA demande que le calendrier 2006 des concours soit
porté à la connaissance des personnels dans les meilleurs
délais en souhaitant que dorénavant, il soit publié en
décembre pour l’année à venir.
Le
SNPA fait remarquer qu’il aurait été possible, sans diminuer
la qualité de la formation, de faire en sorte que l’oral
d’Attaché et de SA ne soit pas programmé en juillet.
Alexis
HLUSZKO souhaite avancer le comité de formation initialement
prévu au 25 avril, afin de débattre rapidement de certains
projets.
Journée de solidarité
Suite
au rapport LEONETTI portant sur la journée de solidarité,
plusieurs dispositions pouvant être adoptées étaient présentées
au CTPC :
-
7 heures
travaillées, soit continues, soit fractionnées, en jours
ou en heures,
-
une journée
décomptée au titre de la réduction du temps de travail
avec restitution au crédit de l’agent du temps accompli,
selon le cycle de travail, au-delà de 7 heures, que le
décompte soit enregistré sous une forme automatisée ou
non,
-
une journée
de 7 heures prise un jour mentionné sur la liste des fêtes
légales, à l’exception du 1er mai.
A
ces propositions le SNPA en a rajouté 2 à savoir :
-
2 minutes
de plus par jour
-
utiliser
les crédits d’heures disponibles en fin de mois ou trimestre
et
a souhaité que la liberté soit laissée à chacun de choisir
dans la panoplie ci-dessus.
La DRH ne l’a pas entendu ainsi et a fait voter sur la
proposition de l’administration qui consiste à décompter
une journée de RTT pour les personnels fonctionnaires
et contractuels de droit public qui en disposent. Pour
les autres, cette journée serait décomptée sur le contingent
des congés annuels.
En réponse à la question du SNPA ONF, c’est le même dispositif
qui sera appliqué aux contractuels de droit privé.
Par ailleurs le SNPA a informé la DRH que la remise à
zéro en fin de trimestre des compteurs d’enregistrement
du temps pour les personnels qui ont un crédit d’heures
est illégale et que si elle ne revient pas sur cette décision,
la justice sera saisie.
La séance est levée à 19 H 15