L’enquête
climat social qui a révélé un profond malaise au sein de
l’Etablissement n’a pas servi de leçon.
Trois
mois après la présentation des résultats de cette enquête
- lors d’une grand’messe dite « sociale » au Campus
- aucune mesure n’a été prise ; pire nous sommes rentrés
dans une phase plus que révélatrice de mépris pour le dialogue
social. S’il fallait un exemple pour crédibiliser nos écrits
depuis deux ans, le voici !
Lors
du CTPC du 29 juin 2005, le Directeur Général avait
promis une discussion en juillet, voire au pire en septembre,
sur le futur régime indemnitaire des personnels de l’ONF.
Il n’y a eu aucune réunion.
Un
CTPC est fixé pour le 17 janvier 2006 avec à l’ordre du
jour le projet de décret relatif au nouveau régime indemnitaire.
A peine les membres du CTPC étaient-ils destinataires
du projet (quelques jours avant Noël) que le Journal officiel
publiait le 31 décembre 2005 le fameux décret en question
qui, d’ailleurs, n’est même pas conforme au projet qui
sera soumis au CTPC du 17 janvier 2006.
Tout
commentaire sur une telle pratique du dialogue social
est superflu, chacune et chacun d’entre nous utilisera
le qualificatif qui lui correspond le mieux.
Les
textes en question
Ils
sont au nombre de 2 :
-
le
décret 2005-1784 du 30 décembre 2005
-
l’arrêté
du 30 décembre 2005
A
la lecture du décret il semble bien que les contractuels
de droit public soient exclus de ce régime indemnitaire,
car même si l’article 6 en fait mention, l’article 1 qui
dresse la liste des personnels concernés n’en fait pas
état. Combien de régimes indemnitaires va-t-il y avoir
à l’ONF, car les contractuels de droit privé ont également
le leur ?
Le
décret prévoit 2 types de primes :
-
la prime de
grade et de sujétion d’emploi
-
la prime spéciale
et de résultats
La
prime de grade
versée mensuellement est basée sur l’indice détenu par
chacun auquel il est appliqué un pourcentage très variable
selon le grade d’appartenance, cela va de 1,5 % pour l’Agent
technique (en voie de disparition puisqu’en 2010 il n’y
aura plus à l’ONF de corps technique de catégorie « C »)
à 20 % pour l’IGREF classé en I dans les emplois supérieurs
de Direction. Vous noterez que le % le plus faible s’applique
à un indice faible et que le % le plus élevé s’applique
à un indice élevé !
Voici les taux :
| Groupe I (emplois supérieurs de direction) |
20 |
| Ingénieur Général du GREF |
15 |
| Ingénieur en Chef du Gref |
13 |
| Groupe II (emplois supérieurs de direction) |
13 |
| Ingénieur du GREF |
10 |
| IDTEF |
8 |
| ITEF |
5,5 |
| Attaché et Attaché Principal |
5,5 |
| Cadre Technique |
5 |
| Chef Technicien |
5 |
| Technicien Principal |
5 |
| Technicien |
4,5 |
| S.A. |
4,5 |
| T.O. |
3 |
| Adjoint administratif |
2 |
| Chef de district forestier |
2 |
| ATF |
1,5 |
Où est la parité entre grade de même niveau selon
que l’on appartient à un corps technique ou à un corps
administratif ?!
La prime spéciale et de résultats représente environ 90 % des primes actuelles. Les
attributions individuelles de la prime spéciale peuvent
varier de 75 % à 150 %. En cas de résultats notoirement
insuffisants, sur la base d’un rapport motivé transmis
à l’agent la modulation négative peut aller jusqu’à l’absence
de versement de la prime spéciale et de résultats.
L’arrêté
du 30 décembre 2005 pris pour l’application du décret
2005-1784 du 30 décembre 2005 ne prévoit pas:
-
de taux spécifiques
pour les C en B
-
de taux spécifiques
pour les SA +
-
d’indemnité
mensuelle de contrainte administrative pour les corps
administratifs (cette indemnité est versée aux collègues
techniques qui ne sont pas logés par US et NAS et qui
appartiennent au corps des TSF, TO, CDF et ATF.
Comme vous le voyez
avec ces textes tout est permis, l’arbitraire va devenir
roi. Il va falloir réagir et le SNPA ONF ne tolèrera pas
une disparité des primes dans leur globalité entre corps
Administratifs et Techniques.
D’ores et déjà le SNPA envisage
de déposer un recours devant le Conseil d’Etat (sur la
forme et sur le fond)