C’est mieux que si c’était pire…???
40.000 ? Non, 22.700 ! C’est votre dernier prix,
M Fillon ? Comment s’y retrouver en cette période
troublée où le Premier ministre réunit son gouvernement
en séminaire, et où les sénateurs Arthuis et Marini
prônent des solutions radicales pour « assainir »
le budget de l’Etat : coupes sombres dans les effectifs,
éclatement de la grille indiciaire avec un point d’indice
différent pour chacun des 3 versants de la fonction
publique, encadrement drastique des salaires, confirmation
du remplacement d’un fonctionnaire sur deux annoncé
par le candidat Sarkozy
Mais la potion du bon docteur Fillon, issue du séminaire gouvernemental
du 31 juillet, semble moins amère : suppression de 22 700
postes « seulement » pour l’année 2008 et
5 ans pour mener à bien « l’assainissement »
complet des finances publiques.
Toutefois, si l’on se réfère au discours du Premier ministre,
le remède ne s’appliquera pas de manière égale à tous
les secteurs de la fonction publique : « Cette règle du ½ sera appliquée avec rigueur mais avec trois
nuances : pour l’Education nationale, deux fonctionnaires
sur trois seront remplacés au regard des missions nouvelles
qui lui sont assignées, en particulier pour assurer
la mise en place des projets personnalisés de réussite
éducative et les devoirs encadrés ; en ce qui concerne
la Justice, elle bénéficiera de 1 600 créations d’emplois
pour l’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires
afin de résorber la surpopulation carcérale. Quant à
l’enseignement supérieur et la recherche les effectifs
y seront maintenus. ». Les
autres ministères se verront donc appliquer strictement
la règle du « 1 sur 2 », voire 2 sur 3 non
remplacés au ministère des finances.
22.700
en lieu et place de 40.000 suppressions de postes, «c’est
peut-être mieux que si c’était pire». Néanmoins,
il faut rappeler que ces suppressions de 2008 représentent
pratiquement le double de celles effectuées en 2007
(12.000).
La FGF-FO rappelle qu’il faut ajouter à ces suppressions d’emplois,
les gels de postes répétés depuis des années et qui
réduisent d’autant le volume des recrutements dans la
fonction publique.
La FGF-FO dénonce la politique de réduction des effectifs menée
de façon ininterrompue depuis 6 ans et ne peut en aucun
cas se satisfaire de ces annonces qui participent de
la seule logique comptable au détriment d’une réflexion
toujours à mener sur les missions et les moyens du service
public en général et de la fonction publique en particulier.
Ce
ne sont pas de telles recettes qui permettront de
lutter contre le chômage
ni
d’améliorer la qualité du service public !
Fait à PARIS, le 1er aout 2007