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INTERSYNDICALE SNUPFEN – SNTF – FO – CGT – SNAF
REGION BOURGOGNE
LETTRE
OUVERTE A MONSIEUR LE DIRECTEUR TERRITORIAL
ET A MESSIEURS LES DIRECTEURS D’AGENCE DE LA NIEVRE
ET DE L’YONNE
Il
y a 2 ans 60% des personnels de la Nièvre et de l’Yonne
se sont prononcés contre la disparition de leurs agences
départementales, contre la fusion . Pour différentes
raisons internes comme externes vous aviez alors renoncé
à ce projet . Les arguments, que vous exposez aujourd’hui
pour revenir à la charge, sont à peu prés les mêmes
qu’à l’époque :
-
vous
nous dites que « la taille modeste des services
de soutien rend ces services vulnérables à toute absence
prolongée de l’un ou l’autre de ses membres »
. Mais vu que, comme vous le soulignez justement, tous
ces services ou presque sont déjà mutualisés avec à
leur tête au minimum 2 cadres, où se situe leur prétendue
vulnérabilité ? ! ? L’ampleur des
mutualisations réalisées entre les agences de la Nièvre
et de l’Yonne enlève de fait aujourd’hui tout intérêt
à cette fusion .
-
« la
perte des forêts institutionnelles » :
en quoi réfléchir aux contours de certaines UT ne peut
il se faire au sein d’une même agence ? en quoi
cela impliquerait il une fusion d’agences ? Cette
réflexion ne devrait elle pas plutôt s’appuyer sur une
sérieuse étude des charges de travail ? Les personnels
de la Nièvre vous ont fait des propositions constructives
pour adapter notre organisation à ces pertes de forêts
. Mais vous préférez visiblement les prétextes aux propositions
.
-
quant
à l’argument consistant à trouver « des points
de convergence entre les sylvicultures » de
2 départements voisins, nous pouvons en trouver au moins
autant avec 4 ou 5 départements limitrophes …
Vous
prétendez donc encore mettre en avant l’intérêt du service
alors que depuis 5 ans votre action a conduit à le dégrader
par la suppression massive de postes technique et administratif
. Une fusion n’y changera rien bien au contraire :
perturbations innombrables, pertes de temps et d’énergie
considérables, affaiblissement en externe .
Mais
contre l’avis général vous avez décidé . Vous voulez
maintenant aller vite : courrier aux personnels
du 27 août, entretiens individuels dés le 10 septembre,
présentation au CTPT et mise en œuvre au début 2008
. Voilà donc les négociations promises pour améliorer
le dialogue social : quelques entretiens privés
et une date butoir !
Sachez
que nous sommes en total désaccord avec vos méthodes :
-
où
est le respect quand l’on va, d’une manière aussi flagrante,
contre la volonté des personnels qui ne demandent
pourtant qu’à continuer à travailler au moins dans une
certaine stabilité ?
-
où
est la négociation ou même la concertation quand vous
établissez en entretiens privés la foire aux vanités
et aux mensonges à la petite semaine ?
Nous
affirmons au contraire qu’une direction, qui prône le
dialogue social, doit exposer ses vues à tous les personnels,
au grand jour .
La méthode de concertation, que vous avez choisie, produira
surtout de la suspicion, du ressentiment et la division
des personnels . Est ce le but recherché ? Est
ce le prix à payer pour qu’en haut lieu on puisse se
targuer de la qualité du dialogue social à l’ONF ?
Nous
ne manquerons donc pas de rappeler à tous les collègues :
-
que fusion rime souvent à terme avec suppressions
de postes, accroissement des charges de travail et dégradation
des conditions de travail .
-
que
l’ONF avait aussi promis aux personnels administratifs
de Dieppe et d’ailleurs que les fusions d’agences n’entraîneraient
ni mobilité géographique, ni fermeture de site . Les
gentils cadres qui leur ont fait ces promesses sont
aujourd’hui bien loin et certains de ces personnels
font de longs déplacements journaliers pour se rendre
à leur nouveau bureau …à leurs frais bien sur .
Nous
ne manquerons pas non plus de rappeler à tous les collègues :
-
que
les cadres, qui occupent des postes mutualisés, ont
le plus souvent modelé ou choisi ces postes qui induisent,
au titre du soutien, des réunions en double et de longs
déplacements sur 2 départements . Du fait de ces contraintes,
ils bénéficient souvent d’un classement de poste des
plus avantageux . La fusion viserait maintenant à transférer
cette charge de longs déplacements sur ceux qui n’émargent
qu’au minimum ONF . De qui se moque t on ?
-
que la direction a décidé seule de cette
fusion, qu’il ne revient pas aux petits personnels de
la mettre maintenant en musique, que nos cadres n’ont
qu’à assumer leurs responsabilités jusqu’au bout .
Pour
conclure, nous ne pouvons que remarquer qu’au sein de
cette direction territoriale, des missions avec interlocuteur
externe unique ne sont pas mutualisées au sein d’un
même département alors qu’ailleurs vous voulez fusionner
des agences avec des interlocuteurs externes multiples
dont des Conseils généraux . Quelle est la cohérence
territoriale dans les organisations que vous mettez
en place ? Si, comme nous le pensons, la qualité
d’une organisation vaut d’abord par sa clarté, que dire
de ce nième projet de réorganisation ?
Nous
notons de plus que cette fusion interviendrait après
une vague de mutualisations dont l’objectif affiché
était justement de sécuriser des agences départementales
de taille soit disant modeste Que dites vous aujourd’hui
aux personnels, qui confiants dans votre volonté affichée
de maintenir leur agence, se sont investis, malgré
tout, pour faire fonctionner ces mutualisations ?
Où sont la logique et la cohérence dans votre discours ?
Soyez
assurés, Messieurs les directeurs, de notre active contribution
pour faire échec à ce bien mauvais projet .
Les
représentants élus des personnels de Bourgogne Champagne
Ardenne