OUI,
allons-y !
Depuis
2 ans le Directeur Général martèle qu’il faut diminuer
le poids du soutien au profit de l’opérationnel.
Sous
prétexte de « mutualisation des bonnes pratiques »
et lors du regroupement de certaines structures, les effectifs
de Gestionnaires administratifs enregistrent une diminution.
Le
11 juillet dernier lors du Conseil d’administration de
l’ONF, pour rassurer les Communes forestières, le Directeur
Général a dit que les évolutions
(comprendre diminutions) en matière d’effectifs porteront
sur la gestion intermédiaire, autrement dit essentiellement
sur les Gestionnaires administratifs.
300
départs en retraite sont attendus d’ici à 5 ans chez les
Gestionnaires Administratifs de l’ONF : quelle belle
aubaine !
Un
départ en retraite de fonctionnaire sur deux, non remplacé :
dictat du Président de la République, rigueur pour les
Fonctionnaires annonce la Ministre du Budget….
Dans
ce contexte, anticiper est vital, c’est cette nécessité
d’anticipation « pour ne pas subir » qui a
conduit le SNPA à demander une étude sur les fonctions
de soutien.
Toutes
les organisations syndicales n’ont pas la même approche,
laissant même entendre pour certaines que c’est l’étude
qui va amener à des diminutions d’effectifs dans les corps
administratifs. Or ces diminutions, quasi obsessionnelles
dans l’esprit de certains de nos dirigeants ont commencé
bien avant.
Le
SNPA pose quatre préalables fondamentaux :
Ø
que l’emploi soit érigé en cause prioritaire au sein de
l’Etablissement
Ø
que l’amalgame culturel en interne soutien = administratif
= poids mort du développement soit combattu dans toute
la ligne hiérarchique
Ø
que les missions de soutien soient définies et revalorisées
à leur juste place au sein d’un EPIC sous contrat de développement
Ø
que les Administratifs aient eux aussi un véritable avenir
dans les domaines du management et de la production.
Après
les domaines RH et foncier/concession, en ce début septembre,
l’étude est étendue à tous les domaines du soutien. Le
calendrier très serré, conclusion dès fin décembre début
janvier, nécessite que chacune et chacun s’investissent
dès maintenant . L’étude commence par un état des
lieux.
Le
SNPA exige par ailleurs que tous les acteurs d’un domaine
concerné soient impliqués dans la phase prospective, qui
doit permettre à chacun de réfléchir à son évolution professionnelle.
Ne
pas participer reviendrait à laisser les autres réfléchir
et décider à notre place, donc subir, ce que au nom des
Gestionnaires Administratifs le SNPA refuse.
Conscient
d’évoluer dans un monde en plein changement, chaque Gestionnaire
administratif doit être acteur de son avenir, pour cela
il faut exiger de participer à la phase prospective et
à cette occasion :
Ø
faire valoir ses souhaits
Ø
s’assurer un avenir pérenne
Ø
valoriser ses compétences
Pour
offrir un choix élargi de postes, le SNPA s’est battu
et a obtenu une ouverture vers d’autres métiers, aujourd’hui
offerts sur le papier du moins, en même temps aux corps
administratifs et techniques.
Si
la frilosité a été constatée chez les Gestionnaires administratifs
lors des derniers appels de candidatures, et nous est
globalement reprochée, elle peut s’expliquer par un manque
d’incitation et la confusion qui règne dans les descriptifs
de postes.
Le
danger est bien là qu’en conséquence les diminutions d’emplois,
réduisent les effectifs des corps administratifs de 1500
à 1200 dans les 5 ans à venir.
Le
SNPA ne veut pas de cela et vous non plus !
Notre
avenir professionnel passe par une gestion prévisionnelle
des effectifs, des emplois et des compétences (GPEEC),
dans laquelle chacune et chacun peut et doit faire valoir
ses aspirations professionnelles.
la
formation est là pour accompagner les évolutions fonctionnelles,
le SNPA y veille très étroitement.
Le
SNPA met et mettra tout en œuvre pour que le discours
d’ouverture métiers, affiché par le Directeur Général
et la DRH devienne réalité.
Paris le 3 septembre 2007